Bienheureux Frère André
Le bienheureux Frère André, portier au Collège Notre-Dame de 1871 à 1909, a été canonisé à Rome le 17 octobre 2011.
Pour souligner l’événement, une messe d’action de grâce présidée par le cardinal Jean-Claude Turcotte a eu lieu au Stade olympique l’après-midi du samedi 30 octobre 2010, à 14 h.
Cet honneur rejaillit non seulement sur l’église catholique québécoise – Frère André est en effet le premier saint québécois – mais également sur toute la communauté éducative du Collège Notre-Dame. Aussi, les parents, les élèves et le personnel du collège souhaiteront sans doute prendre part à cet événement historique.
Pour toute question sur la canonisation de Frère André, communiquez avec un représentant de l’Oratoire Saint-Joseph.
Joseph Ulric-Aimé Paradis (1916-1994) a exercé son métier de peintre tout en demeurant membre de la communauté des frères de Sainte-Croix. Il a laissé un héritage artistique considérable, non seulement sur le plan de ses réalisations personnelles mais aussi par l’influence qu’il a exercé sur de nombreux artistes québécois.
Au cours de ses soixante années de production active, le frère Jérôme a produit 2 800 oeuvres à travers lesquelles il a démontré une grande diversité et une étonnante continuité. Il a également représenté une des figures incontournables du renouveau de l’enseignement des arts plastiques au Québec. C’est ici, au Collège Notre-Dame et à son atelier La Partance, situé rue Saint-Denis à Montréal, qu’il a enseigné avec passion des esthétiques nouvelles en privilégiant les émotions, la spontanéité et l’expression individuelle.
Le frère Jérôme a exposé à Paris, à Toronto et au Québec dans de nombreuses galeries prestigieuses. Différents musées, collections privées et publiques possèdent des oeuvres du frère Jérôme. Sa production a d’ailleurs retenu également l’attention de la presse écrite et électronique et des revues spécialisées qui lui consacrent d’élogieuses critiques. Artiste infatigable, il a peint jusqu’au jour de sa mort, le 30 avril 1994, à l’âge de 91 ans.
Le 4 octobre 2000, le Collège Notre-Dame tenait une exposition dédiée au frère Jérôme Paradis, artiste-peintre et membre de la communauté des frères de Sainte-Croix. Travailleur infatigable, le frère Jérôme a peint jusqu’au matin de sa mort le 30 avril 1994. Ce vernissage a marqué le début d’une imposante démarche entreprise par la communauté des frères de Sainte-Croix visant une reconnaissance nationale et publique de l’ensemble de l’oeuvre réalisée par le frère Jérôme. Elle est la suite d’une analyse historique et esthétique terminée en février 2000. Les 15 tableaux exposés dans le corridor de l’entrée principale du Collège retraçaient le cheminement artistique de Jérôme Paradis, de 1940 à 1990.
Pour consulter le site consacré au Frère Jérôme, cliquez sur le lien ci-dessous.
Intimement lié à la vie du frère André qui a oeuvré comme portier au Collège Notre-Dame de 1871 à 1911, l’Oratoire a été fondé en 1904 alors que fut construite une petite chapelle sur le flanc de la montagne en l’honneur de saint Joseph.
Avec les années, l’Oratoire est devenu sans doute le lieu de pèlerinage consacré à saint Joseph le plus fréquenté dans le monde. L’édifice comprend une basilique qui mesure 105 mètres de longueur et qui peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes, une crypte, un musée, une chapelle primitive (celle du début du siècle) et une chapelle votive dans laquelle le visiteur peut voir de nombreuses béquilles et cannes laissées sur place à la suite de guérisons.
Des messes y sont célébrées, notamment celle du dimanche matin à 11 h et à laquelle participent les Petits Chanteurs du Mont-Royal.
Pour en savoir plus sur l’Oratoire Saint-Joseph, visitez le site Internet :
L’expression Former l’esprit, le cœur et le corps, que vous retrouvez sur les documents d’information du Collège est inspirée des lettres que le Père Basile Moreau, fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix adressait aux membres de sa famille religieuse en 1847. Le père Moreau avait un souci exceptionnel de l’éducation à donner aux jeunes, et c’est sous son impulsion et grâce à cette vision à la fois audacieuse pour l’époque et toujours actuelle aujourd’hui que la vision éducative de Sainte-Croix est née, qu’elle a porté et qu’elle porte toujours ses fruits dans le monde.
C’est donc avec beaucoup de fierté et d’émotion que le Collège Notre-Dame a appris la nouvelle de sa béatification qui sera célébrée le samedi 15 septembre 2007 à la cathédrale du Mans, en France. La nature même de l’œuvre du père Moreau continue à inspirer les éducateurs et les éducatrices du Collège et constitue un héritage d’une richesse telle qu’il trouve encore écho dans nos gestes quotidiens auprès des élèves.
Basile-Antoine Moreau, prêtre du diocèse du Mans, a fondé la Congrégation de Sainte-Croix pendant la période troublée qui suivit la révolution française. Pour répondre à des besoins pressants de l’Église de son temps, il regroupa des prêtres pour venir en aide au clergé diocésain par la prédication de missions paroissiales. L’abbé Moreau voulait que les prêtres auxiliaires soient aussi des éducateurs. En 1835, à la demande de son évêque, il acceptait la direction des Frères de Saint-Joseph, fondés quinze ans plus tôt par l’abbé Jean-François Dujarié. Les frères s’adonnaient principalement à l’enseignement primaire dans les villages de la région. En 1837, la décision de Basile Moreau d’unir les prêtres auxiliaires et les frères, devait donner lieu à un modèle inhabituel dans l’histoire de l’Église : des prêtres et des frères unis en une seule association afin de pourvoir aux besoins de la pastorale et de l’éducation dans l’Église de France.
En 1838, l’abbé Moreau donna une règle de vie à un petit groupe de femmes qu’il avait rassemblées et destinées au service domestique des prêtres et des frères. Par la suite, il les orienta aussi vers l’éducation. Il envoya les premières soeurs au Canada pour enseigner dans les classes paroissiales de jeunes filles. Depuis ce temps, la vocation des Soeurs de Sainte-Croix fut essentiellement oreintée vers l’éducation. Léocadie Gascoin fut la première supérieuse générale.
Le fondateur voulait que les Pères, les Frères et les Soeurs soient unis dans la vie et le travail comme une imitation sensible de la Sainte Famille. Il voyait dans leur union un levier puissant avec lequel on pourrait remuer, diriger et sanctifier le monde entier. La maison mère et son église conventuelle dédiées à Notre-Dame de Sainte-Croix et situées au Mans, en France, devaient être le symbole de leur union.
Dès l’origine, le père Moreau vit dans cette Association de Sainte-Croix une communauté religieuse apostolique au service de l’Église bien au-delà des frontières de son pays. Durant les quinze premières années, il étendit les champs d’apostolat hors de la France, dans d’autres pays d’Europe, en Afrique, en Amérique du Nord et au Bengale Oriental faisant alors partie des Indes.
Aujourd’hui, les Soeurs, les Frères et les Pères de Sainte-Croix ont raison d’espérer que leurs manières distinctives de servir, pères et frères unis dans une même fraternité religieuse oeuvrant dans plusieurs secteurs du pays, en étroite collaboration avec les soeurs de Sainte-Croix, contribueront à donner un essor à la mission qu’ils assument aujourd’hui et pour demain, au service de la société. (Tiré de Sainte-Croix au Canada - 150 ans de présence et de service)